Comment l’appelez-vous ?

Quand on parle de Marceline Desbordes-Valmore ou qu’on écrit à son sujet, on se heurte très vite à une difficulté : comment l’appeler ? La question se pose avec insistance, tant pour le nom propre que pour le nom commun qui la désigne dans son activité poétique.

Melle D., Marceline Desbordes, Mme Valmore, Desbordes-Valmore, Marceline…

Le problème du double nom se pose évidemment pour un grand nombre de femmes écrivains, particulièrement au XIXe siècle. Celles qui signent leurs textes, ce qui suppose qu’elles aient renoncé à recourir à l’anonymat ou au pseudonyme, se trouvent en cas de mariage confrontées à un choix lourd de conséquences. Si elles suivent l’usage et abandonnent le nom de leur père pour porter celui de leur mari, cela implique que celles qui avaient déjà publié auparavant changent de nom d’auteure, ce nom qui rend manifeste la continuité de l’œuvre au fil du temps pour les lecteurs

… La suite de l’article de Christine Planté dans le deuxième numéro du Bulletin de la Société des études Marceline Desbordes-Valmore (pages 5 à 9).

Un rêve étrange. Fragment du 21 mai 1831

Dans de nombreux poèmes de Marceline Desbordes-Valmore on trouve l’évocation de rêves, saisissante parfois « comme chez nul autre poète, sinon Nerval », écrit Yves Bonnefoy qui voit dans le Rêve intermittent d’une nuit triste « vraiment un extraordinaire poème, aux limites presqu’extérieures de la poésie d’Occident ».

Trace remarquable de l’intérêt de Marceline Desbordes-Valmore pour le rêve et de l’importance de celui-ci pour son écriture, nous reproduisons un récit daté de mai 1831, – soit d’un moment où il n’est pas encore, en France, d’usage fréquent pour les écrivains de transcrire leurs rêves. La poète semble avoir noté, sur le vif, un rêve dans lequel son amie d’enfance Albertine Gantier (morte depuis douze ans), lui annonce qu’elle « viendra la chercher » un an plus tard.

… La suite de l’article de Christine Planté dans le deuxième numéro du Bulletin de la Société des études Marceline Desbordes-Valmore (pages 18 à 25).

Marceline Desbordes-Valmore : une poète naturelle ?

Héloïse Metzlé a soutenu, sous la direction de Madame Sarah Nancy à l’université Sorbonne Nouvelle – Paris 3, un mémoire de Master 1 intitulé « Enjeux du naturel dans l’ethos poétique de Marceline Desbordes-Valmore ». Elle en présente ici le sujet et les principales conclusions.

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